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Les écrits féminins non-fictionnels du Moyen Âge au XVIIIe siècle
Un inventaire raisonné

Femmes en toutes lettres: les épistolières du XVIIIe siècle
Marie-France Silver et
Marie-Laure Girou Swiderski

4e de couverture | Introduction | Suggestions bibliographiques | Note des Éditrices

 

4e de couverture

Ce volume, fruit des efforts collectifs de chercheurs des deux côtés de l'Atlantique, réunit dix-sept études consacrées aux épistolières du dix-huitième siècle. A l'aide de cas précis, il présente le rôle qu'a pu jouer la correspondance dans la vie de femmes issues des milieux géographiques, socio-économiques et religieux les plus divers. Il porte à notre attention de riches corpus trop longtemps négligés. Au moyen d'approches critiques variées, il met en évidence le pouvoir de la lettre au dix-huitième siècle et montre comment les femmes ont su alors utiliser la correspondance pour se construire une identité tout en tentant de pénétrer dans des domaines jusque-là interdits comme la science ou la politique.

L'étude de ces correspondances féminines de langue française permet ainsi de rendre sensible le passage graduel dela lettre féminine de la sphère intime au domaine littéraire de l'époque. Et c'est de ce lent, persévérant et audacieux envahissement de la sphère publique par les épistolières du siècle des Lumières que le présent volume entend témoigner.

Introduction

Né des rencontres stimulantes du colloque sur la Lettre et ses avatars au XVIIIe siècle,1 le projet que concrétise ce recueil visait à rendre aux épistolières leur juste place dans la littérature épistolaire du siècle des Lumières. Dans les limites d'un volume, il ne pouvait s'agir, on s'en rend bien compte, que d'un coup de sonde, de l'infime pointe de l'iceberg d'une production dont on imagine mal l'ampleur réelle. Les ressources, encore souvent inexploitées, de tant de fonds d'archives2 permettent pourtant de la soupçonner, en dépit de l'énorme déperdition dûe aux disparitions fortuites ou aux destructions froidement planifiées. Les quinze3 études qu'on va lire se sont ingéniées à fournir du moins un aperçu suggestif de la diversité et de l'intérêt de cette production.

Nous ne reprendrons pas ici l'efficace et brillante remise en perspective de cette série d'études, dans le champ plus vaste de la critique actuelle de l'épistolaire, à laquelle M. Bernard Bray s'est livré dans son Avant-Propos. Nous laissons bien volontiers, par ailleurs, à Mme Béatrice Didier le soin de conclure, en faisant ressortir, avec son brio ordinaire, les caractéristiques qui lui semblent pouvoir le mieux définir un art féminin de la lettre. Quant à nous, tout au plus aimerions-nous énoncer certaines des constats ou des découvertes que nous a permis de faire cette démarche collective sur les traces des épistolières des Lumières.

B. Bray a bien raison de souligner l'importance fondatrice du précédent sévignéen et les traces de ce modèle dans la pratique épistolaire féminine du XVIIIe siècle. Sans doute est-il difficile pour une femme d'écrire des lettres au 18e siècle sans penser à la marquise. Outre les preuves du succès de ce modèle4 que pourraient constituer les nombreuses rééditions de ses Lettres, leur présence dans quantité de bibliothèques féminines, on pourrait le déduire de la fréquence avec laquelle toute épistolière, un peu douée, se voit décerner par ses correspondants le titre de 'Sévigné de notre siècle'.5 Ce tic est souligné d'ailleurs, vers la fin du siècle par une épistolière qui n'a pas fait l'objet, ici, d'une étude, Mme Necker. Elle remarque, en effet, parlant des lettres de la marquise:

C'est cette précieuse collection qui semble influer sur la réputation de toutes les femmes : car l'on répète sans cesse, depuis Madame de Sévigné, qu'elles écrivent mieux que les hommes et qu'elles sentent plus délicatement qu'eux ; comme on croit, depuis Locke et Newton, que les Anglais sont un peuple philosophe.6

L'ironie de sa boutade montre qu'elle n'est pas dupe du caractère réducteur que pouvait avoir la constante référence à un modèle, si prestigieux fût-il, et qu'elle est consciente que la réussite de la marquise rendait plus difficile pour ses émules la reconnaissance de leur originalité. Elle semble aussi bien se rendre compte, à partir sans doute de sa propre expérience, que ce sont moins des qualités spécifiques qui poussent les femmes à écrire comme elles le font que la portion congrue qui leur est assignée dans les sphères les plus actives de la société; écrivant 'en marge', elles n'ont pas trop à se soucier des règles.

Le cas de Mme de Sévigné n'en était pas moins exemplaire et révélateur. Bien sûr, les femmes écrivaient, depuis longtemps déjà, des lettres familières. Mais il aurait semblé proprement impensable d'en envisager la publication. Même si l'on a abusé de l'assimilation de la lettre à la conversation, on peut tout de même en retenir l'idée d'un genre qui reste proche de l'oral, qui se déploie essentiellement, surtout sous une plume féminine, dans la sphère du privé, à une époque où la notion d'intime est encore aux antipodes du public.7 Les femmes appartenant à la sphère privée, on ne saurait sans choquer les bienséances, publier leurs lettres, surtout en les leur attribuant.

Si le cas de Mme de Sévigné, et d'autres similaires, avant même la publication de ses lettres, montrent bien que le XVIIIe siècle, et le XVIIe déjà, ne se faisaient pas de la confidentialité de la lettre la même idée que nous, il y a loin de cette diffusion en cercle limité à la dimension universelle de la publication. Une autre raison encore s'y oppose : la haute idée que l'on se fait alors de la littérature. Quelle distance, en effet, de modestes écrits à usage privé le plus souvent, à la seule Littérature qui mérite d'être publiée, telle que la conçoivent encore les spécialistes.8

L'odyssée de la publication des Lettres de Mme de Sévigné se justifie de ces divers obstacles. Ils n'en rendent que plus éclatant leur vif succès immédiat. Malgré l'énorme travail de 'purge', de coupures, opéré par l'éditeur Perrin ( réécriture à laquelle furent aussi soumises les correspondances de nombre d'écrivains, il faut le reconnaître), cette correspondance marque une étape décisive dans l'évolution d'un genre qui va revendiquer peu à peu son statut pleinement littéraire. Sans doute le statut social de la marquise, outre son talent, reconnu d'emblée, n'est-il pas étranger à la décision de publier ses lettres. Quoi qu'il en soit, les épistolières avaient désormais l'exemple d'une grande dame, d'une mère qui, sans poser le moins du monde à l'écrivain, accédait d'emblée au rang des auteurs reconnus.

Quelques circonstances de ce triomphe étaient aussi significatives. On ne peut manquer par exemple d'être frappé de l'intervention décisive des hommes à toutes les étapes du changement de statut des Lettres. Son cousin, Bussy Rabutin, en insère d'abord quelques-unes parmi les siennes. Ce sont ses copies, poursuivies par son fils, qui fourniront le texte des premières éditions. Perrin, enfin, fait accéder officiellement la correspondance au rang d'oeuvre littéraire.9 Longtemps après encore, la principale raison de publier certaines correspondances de femmes, ce sera, dans un premier temps du moins, la notoriété de leurs correspondants, comme le prouve Mme du Deffand avec Horace Walpole et Voltaire. Même quand il s'agit de femmes-écrivains, comme Mme de Charrière,10 Mme de Genlis ou Mme de Graffigny,11 la publication de leur correspondance résulte d'une initiative toute récente, même si le reste de leur oeuvre connut de leur vivant un réel succès. Enfin, comme on le notera sans doute, certains des corpus ici étudiés sont, encore aujourd'hui, inédits. Autant de preuves d'une réticence qui a du mal à disparaître.

La publication aura une autre conséquence inattendue. Les lettres de Mme de Grignan détruites, la correspondance, au lieu de l'échange qu'elle était, nous apparaît désormais sous la forme de cette 'monodie épistolaire'12 dont la Religieuse Portugaise reste le modèle insurpassé. Que d'épistolières à venir se verront ainsi transformées en émules de Mariane, leurs élans vers l'autre ramenés aux manifestations excessives d'un Moi frustré, confortant du même coup le topos du modèle féminin épistolaire, des Héroïdes à Héloïse !

Conséquence la plus importante de toutes, malgré tout: au moment où toutes les épistolières ici présentées écrivent, la publication de lettres féminines est désormais de l'ordre du possible. Or, même si les manuels se sont empressés de retenir l'exemple de la marquise comme modèle du genre,13 ils s'accordent tous pour dire que le secret d'une lettre réussie réside dans son 'naturel'. Personne ne semble vraiment capable de définir cette qualité si recherchée, mais elle passe, sans contredit, pour l'apanage des femmes.14 C'est le moment aussi, il est vrai, où l'évolution du goût tend à faire préférer de plus en plus le «sentiment» comme critère d'appréciation: qu'on se souvienne par exemple des justifications du jeune Marivaux, élisant une femme comme juge de la qualité de son roman, les Effets surprenants de la sympathie15 ou de la formule célèbre de Marianne assurant qu''il n'y a que le sentiment qui nous puisse donner des nouvelles un peu sûres de nous'.16

Profitant de cette évolution et débarrassées, de ce fait, de la hantise des règles, les épistolières du XVIIIe siècle vont tirer un autre enseignement de l'exemple sévignéen. Dans ces lettres familières, l'alibi de l'amour maternel servait de caution à une liberté sans précédent dans le traitement des sujets les plus divers, les plus intimes, les plus dangereux à aborder parfois, quand on est femme.

Évitant donc de heurter de front la vision traditionnelle du rôle féminin, elles aussi sauront utiliser la demande de l'autre, alibi de leur écriture, pour justifier l'expression de leur opinion sur le monde et la réalité de leur temps. Leurs lettres actualisent diversement les multiples facettes du rôle maternel, le seul qu'on leur permît: elles s'y montrent conseillères, gazetières, intermédiaires. Fortes désormais d'un certain aval social, elles peuvent donner à leur écriture sa pleine valeur d'activité.

Les épistolières semblent toutes avoir compris, en effet, que la lettre est action. Et cette activité, elles entendent bien qu'elle soit réelle et efficace, plus que jamais quand elle s'exerce dans des domaines où toute autre action leur est interdite, comme la politique ou la science.

La lettre devient ainsi un moyen possible d'action sur le réel tout en étant geste pour, mais aussi sur, autrui en même temps qu'expression de soi. Ecrire sa vie, c'est déjà la changer, écrire le réel, c'est agir sur lui. Ainsi la lettre, qui cherche à enfermer dans le prisme d'une vision personnelle tout le poids de la réalité, commence-t-elle à la modifier, surtout si on la publie.

Ce que la lettre rend possible, en effet, même à celles qui ne pratiquaient aucune autre forme d'écriture, c'est, le temps de l'échange, la création d'un espace protégé où exister, où imposer à l'autre, le cas échéant, ce que l'on croit être sa vérité, où déployer, enfin, le plus profond de Soi. Sans le faire toujours avec la saine franchise de Manon Phlipon, les épistolières, même les religieuses qui ont renoncé à tout souci d'elles-mêmes, dressent, plume en main, un auto-portrait que nul ne peut totalement désavouer. Ainsi se vérifie au travail ce que B. Bray nomme, de façon frappante, l'usage «égoïste» de la lettre.

Du fait de l'insistance sur la primauté du naturel, de la latitude ainsi offerte d'échapper au respect borné des règles, les épistolières ont perçu la lettre comme lieu d'une liberté vertigineuse où représenter toutes les nuances variées des relations humaines, la riche diversité des formes de l'expérience en différentes situations et aux divers âges de la vie. En ce sens, les lettres de la marquise, toutes dénaturées qu'elles aient été par ses premiers éditeurs, sont apparues comme la réalisation d'une promesse, la possibilité d'une forme d'écriture où toute l'étendue de l'expérience féminine, aussi traditionnelle ou originale qu'elle fût, trouverait à s'inscrire et à se communiquer.

Geste qui permet d'agir sur le réel tout autant que de se construire soi-même, qui ouvre des domaines interdits du savoir et permet de partager délicieusement ses connaissances, la lettre, écrite discrètement dans le 'cabinet' de la vie privée, puis livrée aux aléas de la transmission par la poste ou du contrôle par la censure, inaugure l'entrée graduelle de l'écriture féminine privée dans la sphère publique jusqu'à la publication et à la reconnaissance littéraire. C'est à ce lent, persévérant et audacieux envahissement du littéraire par les épistolières que le présent volume nous convie à assister.

Marie-France Silver

Marie-Laure Girou Swiderski

 

Suggestions bibliographiques

ALTMAN, Janet Gurkin, Epistolary, approaches to a form, Columbus, Ohio University press, 1982.

ARROU-VIGNOD, Jean-Philippe, Le discours des absents, Paris, Gallimard (1993).

BENREKASSA, Georges, Fables de la personne. Pour une histoire de la subjectivité, Paris, P.U.F., Coll. "Ecritures" (1985)

- Les sujets de l'écriture, textes réunis par J. Decottignies, Lille, Presses universitaires de Lille, 1981

BOSSIS, Mireille, (sous la direction de) La lettre à la croisée de l'individuel et du social, Paris, Éditions Kim, 1994.

BOSSIS, Mireille et Porter, Charles. A. éd. L'épistolarité à travers les siècles: geste de communication et/ou geste d'écriture, Stuttgart,Franz Steiner,1987.

BRAY, Bernard, L'art de la lettre amoureuse des manuels aux romans (1550-1700), La Haye, Paris, Mouton, 1967.

BRAY, Bernard et STROSETZKI,Christoph, Art de la lettre, Art de la conversation à l'epoque classique en France, Actes du colloque de Wolfenbâttel octobre 1991, Paris, Klincksieck, coll "Actes et colloques" no 46, 1995.

CARRELL,Susan Lee, Le soliloque de la passion féminine ou le dialogue illusoire, Tubingen - Paris, Gunter Narr - Jean-Michel Place,1982.

Les correspondances, problématique et économie d'un 'genre littéraire', Actes du Colloque international, Les Correspondances, édité par J.L. Bonnat et M. Bossis, Nantes,1982.

CORNIERE, François, L'esprit de la lettre, 1993.

CORNILLE, Jean-Louis, L'amour des lettres ou le contrat déchiré, Mannheim, Lehrstuhl Romanistik I, Universität Mannheim,1986.

Des mots et des images pour correspondre, édité par J.L. Bonnat en collaboration avec J. Dermy et H. Girard,1984.

DUCHENE, Roger, Madame de Sévigné ou la chance d'être femme, Paris, Fayard,1982.

Etiquette et politesse, études rassemblées par Alain Montandon, Clermont-Ferrand, Association des publications de l'Université Blaise-Pascal, 1992.

Les femmes de lettres, Écriture féminine ou spécificité générique? études réunies et présentées par Benoît Mélançon et Pierre Popovic, Université de Montréal, 1994

GRASSI, Marie-Claire, " La lettre féminine : relation et séduction" Actes du colloque Les Femmes dans la cité, 1815-1871, Paris, Université Paris I-IV, 1992,

KAUFFMANN, Linda, Discourses of desire, gender, genre and epistolary fictions, Ithaca, Cornell University press,1986.

KAUFMANN, Vincent, L'équivoque épistolaire, Paris, Éditions de Minuit,1990.

La lettre, approches sémiotiques, colloque interdisciplinaire, A.J. Greimas et al. Fribourg,1988.

LUHMANN, Niklas, Amour comme passion, De la codification de l'intimité, Paris, Aubier, coll " Présence et pensée", 1990.

MAGNAN, André, Expériences limites de l'épistolaire : lettres d'exil, d'enfermement, de folie.

MELANÇON, Benoît, "Diderot épistolier, pour une poétique de la lettre familière au XVIIIe siècle", Les Facultés des Lettres, Recherches récentes sur l'épistolaire français et québécois, Montréal, Université de Montréal,1993.

PORTER, Charles A. Men-Women of letters, Yale French Studies 71, 1984.

SENNETT, Richard, Les Tyrannies de l'intimité, Paris, Seuil, coll "Sociologie" 1979.

 

* Note des Èditrices : Les articles sont classés selon les dates chronologiques des épistolières étudiées; par contre, les notices biographiques, à la fin du volume, sont rangées par ordre alphabétique.

1 La lettre au XVIIIe siècle et ses avatars, textes réunis et présentés par Georges Bérubé et Marie-France Silver, Toronto, Editions du GREF, Collection Dont Actes, nº 14 (1996)

2 A cet égard, le travail de M. C. Grassi , L'art de la lettre au temps de la Nouvelle-Héloïse et du Romantisme, Slatkine (1994) illustre bien les multiples possibilités d'exploitation de ces vastes gisements encore intacts.

3 Les articles de A. Nabarra et de G. Bérubé nous étant parvenus plus tardivement, ni Mme Didier ni M. Bray n'ont pu en prendre connaissance, ce qui explique qu'ils ne soient pas mentionnés dans leurs textes.

4 Voir M. C. Grassi, 'Naissance d'un nouveau modèle : l'apparition de Madame de Sévigné dans les traités d'art épistolaire', in Images de Madame de Sévigné, Revue d'histoire littéraire de la France 96 (1996), p. 378-393.

5 Voltaire décerne volontiers ce titre, entre autres, à Mme Belot, par exemple, voir Besterman D 8813, mars 1760.

6 Madame Necker, Mélanges extraits de ses manuscrits, C. Pougens (Paris, an VI ,1798), vol. III. p. 392.

7 J. M. Goulemot, 'Tensions et contradictions de l'intime dans la pratique des Lumières', L'invention de l'intimité au siècle des Lumières, Littérales nº 17 (Paris X Nanterre, 1995), p. 13-21. Voir aussi J. Habermas, L'espace public, archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, Payot (1993).

8 M. Fumaroli, L'Âge de l'éloquence, Albin-Michel (Paris, 1996 ); voir l'introduction, en particulier p.23-25.

9 Pour un historique détaillé de la publication des Lettres de la marquise, voir l'édition de R. Duchêne dans la Pléiade, t. I, p.

10 Isabelle de Charrière, Oeuvres complètes, G.A Van Oorschot (Amsterdam, 1979-1984),10 vol.

11 Correspondance de Madame de Graffigny, préparée par English Showalter, The Voltaire Foundation (1985) t.I.

12 C'est le titre d'un article de Jean Rousset, 'La monodie épistolaire : Crébillon fils', Etudes littéraires, 2 (Québec, 1968), p. 167-174. Il en avait déjà parlé dans 'Une forme littéraire, le roman par lettres', Forme et signification : essai sur les structures littéraires de Corneille à Claudel, Corti (1962), p. 65-108.

13 Janet Altman, 'The letter Book as a literary Institution 1539-1789 : towards a cultural history of published Correspondences in France', Yale French Studies, 71 (1986), p. 48-59. Voir également l'article de M.C. Grassi, mentionné à la note 3.

14 Altman, ibid. p. 42. Voir également l'article de Fritz Nies, 'Un genre féminin ?', Revue d'histoire littéraire de la France, 78 (1978),p. 994-1003.

15 Marivaux, Les Effets surprenants de la sympathie, Avant-propos, in Oeuvres de jeunesse, édit. F. Deloffre, La Pléiade, 1972, p.3: "Elle était née, comme tout le beau sexe, avec ce sentiment intérieur [...] qui seul fait juger sainement des faux ou des vrais mouvements qu'on donne au coeur".

16 Marivaux, La vie de Marianne, Classiques Garnier, p. 22.

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