Module 2a

L'utilisation d'Internet en science politique
(l’intégration d'Internet dans le processus de recherche)

Internet et la science politique:
Introduction à l'utilisation d'Internet pour la recherche et l'enseignement en science politique

par François-Pierre Gingras
professeur au Département de science politique
Université d'Ottawa
Ottawa (Ontario) Canada


L'UTILISATION D'INTERNET EN SCIENCE POLITIQUE
(ASPECTS GÉNÉRAUX DE LA RECHERCHE)


L’intégration d'Internet dans le processus de recherche :

de la formulation de la problématique à la diffusion des résultats,
un aperçu des possibilités offertes par un usage judicieux du courrier électronique et de l'environnement W3
.


1. L'établissement de l'objet de recherche

Internet facilite la collaboration et s'ajoute aux instruments conventionnels dans l'élaboration de la problématique de recherche

Une illustration. Deux collègues travaillent chacun de leur côté : l'un, Canadien, s'intéresse à l'impact de l'identité ethnique sur le nationalisme, tandis que l'autre, Belge, s'interroge sur les réponses gouvernementales face à la multiplicité des sentiments d'appartenance dans les sociétés complexes. Internet leur permet non seulement de communiquer l'un avec l'autre, mais aussi de collaborer de diverses façons avec des collègues du monde entier. Voici comment les ressources d'Internet contribuent à l'élaboration de la problématique d'une recherche commune.

courrier Courrier électronique (courts messages, fichiers joints) : échanges d'idées sur la variétés des appartenances et la vigueur de l'identité ethnique.
Dans un bon logiciel de courrier électronique, il est possible de personnaliser son carnet d'adresses et son classeur de messages :
  • avoir plusieurs sections d'un carnet d'adresses facilite la recherche des correspondants selon le domaine où ils travaillent ou le lieu où ils demeurent
  • un classeur de messages est plus utile s'il comporte autant de « tiroirs » que de domaines d'intérêt
liste Abonnement à des listes de diffusion (associations, réseaux, éditeurs de revues) : d'autres chercheurs s'intéressent à des problématiques apparentées. Il y a de nombreuses listes de diffusions, lettres électroniques, bulletins de liaison.
Quelques exemples de listes de diffusion sur lesquelles il est possible d'envoyer des messages (avec les adresses des administateurs de listes) :
  • polcan (liste de diffusion de l'Association canadienne de science politique)
  • race-pol (liste de diffusion de Race and Politics Committee, American Political Science Association)
  • ethnic-l (bulletin de liaison des responsables d'instituts et centres de recherche s'intéressant aux rapports entre l'ethnicité et la politique)
  • franco-l (liste de diffusion sur la francophonie canadienne)
  • canadianist-list (bulletin d'information des canadianistes)
Quelques exemples de listes de diffusion utilisées par des organismes ou des entreprises pour informer les personnes intéressées :
  • CCPPP-L (bulletin électronique trimestriel du Canadian Centre for Philosophy and Public Policy)
  • la table des matières de nombreuses revues scientifiques publiées notamment par Carfax et Elsevier
  • le sommaire du Monde diplomatique
  • les actualités quotidiennes présentées selon vos préférences par CNN.
Pour repérer les listes de diffusion francophones qui vous intéressent, consultez le site Francopholistes (recherche par thème, par nom ou par domaine).
recherche Recherches sur W3 pour « identités multiples », « sentiment d'appartenance », etc. (en français et en anglais), à l'aide d'une variété d'outils de recherche. La distinction entre chaque type d'outils devient graduellement de moins en moins claire, les « portails » offrant une gamme de plus en plus grande de fonctions : répertoires, moteurs de recherche, actualités, etc.
Les répertoires proposent des sites déjà indexés selon des catégories commodes, parfois avec une spécialisation nationale.
  • Parmi les répertoires francophones les plus populaires, on compte Carrefour, Eurêka, Hachette, Nomade, Qui Quoi Où, la Toile du Québec, Webwatch, Yahoo!, Ze woc.
  • Il y a aussi de nombreux répertoires, généraux ou spécialisés, en anglais ou plusieurs autres langues. LookSmart offre le répertoire le plus étoffé avec environ un million de sites indexés dans 24 000 catégories (chaque site est brièvement décrit et le répertoire ne contient aucune référence pornographique).
Les index reposent sur des bases de données constituées par des robots ou moteurs de recherche qui effectuent périodiquement un repérage de pages W3. Sur demande, on obtient une liste des sites de la base de données correspondant aux mots-clés. Certains index donnent la possibilité de choisir la langue des pages désirées, la recherche d'images ou d'extraits sonores, la traduction des pages en langues étrangères, etc. Il y a aussi des super-outils qui permettent des recherches simultanées ou successives dans plusieurs index et répertoires. Pour explorer tout l'environnement W3, il est parfois préférable d'utiliser des outils nationaux dans la langue du pays. Plusieurs outils francophones mentionnés plus haut fournissent cette possibilité.
  • Les grands guides internationaux de langue anglaise possèdent la plupart du temps des versions françaises mentionnées plus haut.
  • Les temps sont à la consolidation et aux alliances stratégiques. Ainsi, plusieurs outils de recherche fonctionnent en synergie ; en voici des exemples : la société Excite possède le répertoire Magellan, les index Excite (dans neuf langues) et Webcrawler, les logiciels de la famille Netscape, des portails Netcenter dans dix-huit pays, ainsi que plusieurs autres services spécialisés.
Enfin, de nombreux sites proposent des guides de ressources, c'est à dire des listes de sites W3 élaborés en fonction de critères plus ou moins précis et d'intérêts variés.
CyberSciencesPo


2. La structure de la recherche

Une fois la problématique élaborée, les chercheurs bâtissent leur plan de recherche de façon conventionnelle.
Internet facilite leurs communications.

courrier Courrier électronique (courts messages, fichiers joints) : préparation de demandes de financement, planification d'enquêtes, échange de questionnaires, transmission de documents de travail, etc.
listes Listes de diffusion : demande de collaboration à d'autres chercheurs intéressés par le thème de recherche.


3. L'analyse et l'interprétation des résultats

Protocole FTP : transmission des fichiers de données.
courrier Courrier électronique (courts messages, fichiers joints) : discussion des interprétations, distribution de brouillons du rapport final.


4. La diffusion des résultats

liste Listes de diffusion : on se tient au courant de la tenue de colloques et congrès.
W3 Navigation sur Internet  : on va voir le site W3 de ces colloques et congrès. Voir exemple (Association canadienne de science politique).
courrier Courrier électronique  : on communique avec les organisateurs de colloques ou congrès. On peut même proposer de réunir plusieurs chercheurs dans un atelier consacré à une question particulière dans le cadre d'un colloque.
liste Listes de diffusion : on lance une invitation à d'autres chercheurs de participer à la séance et à débattre des résultats.
courrier Courrier électronique  : correspondance concernant l'acceptation de l'atelier, la confirmation de la participation, etc.
Protocole FTP : transmission de fichiers en langage html en vue de l'affichage de pages W3 consacrées à l'atelier.
W3 Navigation sur Internet  : consultation des pages consacrées à l'atelier, par les participants et autres personnes intéressées. Voir exemple (Crossroads for Cultural Studies).
courrier Courrier électronique (courts messages, fichiers joints) : après la tenue du congrès, poursuite des échanges entre chercheurs, préparation d'un livre en collaboration, etc.
liste Listes de diffusion : on informe la collectivité de la publication des résultats, des recherches en cours, etc.

cycle Et le cycle recommence...



Voici d'autres pages qui pourraient vous intéresser :


Vers la page d'accueil de François-Pierre Gingras
(cliquer ici ouvrira une nouvelle fenêtre)

Vos commentaires sont bienvenus: fgingras@uottawa.ca.


Ce site est optimisé pour Netscape version 3.0 ou supérieure dont vous pouvez charger d'ici puis utiliser gratuitement la version française si vous répondez aux exigences techniques.


Page mise à jour le 7 mai 1999.